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accueil arrow Alimentation arrow Elle prépare ses lunch elle-même.

À 9 ans, ma fille est-elle assez vieille pour préparer elle-même ses lunchs ? Devrais-je en vérifier le contenu ?


Votre fille confectionne-t-elle déjà des muffins ou des crêpes avec vous ? Sait-elle manier un couteau coupant ? A-t-elle bien pris l’habitude de se laver les mains avant de toucher aux aliments ? Outre l’intérêt culinaire, la confection de la boîte à lunch exige des notions d’hygiène et de sécurité. Tout dépend donc de la maturité de votre enfant et de son expérience en cuisine. À 9 ans, il est toutefois temps de commencer à participer à la préparation de ses lunchs sous la supervision d’un adulte. C’est une excellente initiative pour acquérir de l’autonomie en vue du secondaire. Au départ, aidez votre jeune apprentie de façon plus soutenue puis déléguez-lui peu à peu les tâches lorsque vous constatez qu’elles sont bien assimilées.  

Afin de lui faciliter le travail, vous pouvez réserver une tablette du garde-manger aux aliments utiles aux collations, tels des craquelins ou des compotes de pomme ou d’autres fruits, qui lui permettront de varier son alimentation. Si vous faites de même dans le réfrigérateur, en réservant un « coin lunch », elle trouvera rapidement le fromage en cubes, les jus, le yogourt, les crudités déjà coupées, etc. Des tablettes bien garnies, du choix et de la variété l’inciteront à composer un lunch équilibré. Vous pourrez aussi évaluer, en un seul coup d’œil, les quantités disponibles et les achats nécessaires.  

Les enfants mangent mieux lorsqu’ils ont eux-mêmes choisi les éléments qui constituent leur repas. Ainsi, votre fille sera plus motivée à manger ce qu’elle aura pris la peine de préparer. Un tableau affiché sur le réfrigérateur peut lui donner toutes sortes d’idées. Classez les produits selon les quatre catégories du Guide alimentaire canadien : les fruits et légumes, les produits laitiers, les produits céréaliers, et la viande et ses substituts. De votre côté, vous pouvez cuisiner de façon à ce qu’il y ait des restes de repas. Ainsi, une petite quantité de pâtes de la veille constituera la base d’une bonne salade, facile à préparer. La fin de semaine, cuisinez des muffins mai­son pour les collations et coupez à l’avance des poivrons rouges, des carottes et du céleri. Un lunch coloré est plus nutritif et plus appétissant.

À l’occasion, choisissez ensemble une gâterie : un bonbon, un biscuit, un pouding au chocolat... Un petit mot de votre part, découvert dans la boîte à lunch, est également un bel encouragement à persévérer.  

Conservez toutefois un droit de regard sur les lunchs de votre fille, en lui expliquant pourquoi vous effectuez quelques ajustements, s’il y a lieu. Certains aliments sont difficiles à faire chauffer, d’autres sont à éviter en raison d’allergies ou ne sont pas assez nourrissants. Quelques écoles ont des restrictions plus sévères que d’autres.  

Les matins sont par ailleurs des périodes très occupées. Incitez votre enfant à planifier la préparation de son lunch la veille au soir. En l’accompagnant dans cette activité, vous lui trans­mettez de cette façon un savoir utile pour toute la vie et de saines habitudes alimentaires
Geneviève O'Gleman, nutritionniste

Publié dans le magazine Enfants Québec, décembre-janvier 2007
 

 

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