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par Sylvie Louis Version abrégée par Marie-France Bourbeau Fiston a «emprunté» des figurines au magasin de jouets? Fillette a «oublié» de remettre la poupée sur l'étalage? Lorsqu'un enfant subtilise quelque chose, il ne faut pas le considérer pour autant comme un voleur en puissance, nous assure Johanne Reeves, coordonnatrice de Parentraide. Cet acte se fait le plus souvent sous le coup de l'impulsion et est rarement réfléchi. On ne doit donc pas traiter l'enfant de voleur. Par contre, on doit lui expliquer clairement que lorsqu'on subtilise un objet, cela s'appelle un vol. Cette explication, étant extérieure à l'enfant, permet à l'enfant de comprendre la portée du geste sans se sentir personnellement visé. Et quoi de mieux que de placer l'enfant dans le même contexte? «Aimerais-tu que Marilou te prenne ton album de collants? Qu'est-ce que ça te ferait?» Cette dimension affective de la question touche l'enfant davantage et lui permet de saisir la gravité de son geste. Il faut également voir dans quel contexte le chapardage a eu lieu. Était-ce la première fois? Dans quel but l'enfant a-t-il emprunté cet argent? Et puis, pourquoi ne pas proposer à l'enfant de se racheter? Que peut-il faire pour «rembourser»? Pour vous aider Russel Calvert, L'art de rendre les enfants heureux et les parents contents. Guide pour parents d'enfants d'âge scolaire, Diffusion Raffin, 2000, 205 p. Christian Lamblin, Régis Faller, Charlotte Roederer. Jules, ce n'est pas à toi!, Nathan, 2001, 21 p. Collection Croque la vie! Référence : LOUIS, Sylvie. «Emprunts ou larcins?», Le Magazine Enfants Québec, Vol 14 no 5, février-mars 2002, p. 49-50.
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