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Certains parents à bout de souffle se retrouvent désemparés face à leurs enfants. Des supernannies les aident à retrouver confiance.
Laurent Fontaine
Magazine Enfants Québec, novembre 2010
Simon et Valérie n’en pouvaient plus : cela faisait un an que leur petit Victor, du haut de ses 4 ans, envahissait leurs soirées. Chaque soir, leur garçon refusait d’aller se coucher. Il fallait lui lire et relire des histoires, le surprendre constamment dans le couloir, allant « à la toilette » ou « boire un dernier verre d’eau », sans compter les jérémiades à supporter… Valérie avait essayé la manière douce : Victor pouvait veiller dans leur lit, mais il ne s’y endormait pas. Simon avait tenté la manière forte en contraignant l’enfant à rester dans son propre lit, quitte à monter la garde dans sa chambre. Au bout d’un an, les parents étaient épuisés. « Nous en étions venus à le laisser regarder la télé dans son lit en espérant que le sommeil le prenne ; c’était contre tous nos principes. Nous ne nous sentions vraiment plus à la hauteur… » raconte Valérie.
Autant le dire : père et mère avaient perdu confiance en leurs capacités parentales. C’est donc un peu en désespoir de cause qu’ils ont appelé Chantal Alain, fondatrice de Coup de pouce de maman Chantal, un service de coaching familial qui propose aux parents la visite à domicile d’une maman expérimentée. Un service « de maman à maman », comme le désigne Mme Alain, elle-même mère de cinq enfants.
Service à domicile
Chantal Alain fait en somme ce qu’on voit mis en scène dans l’émission Supernanny : elle observe ce qui se passe dans la famille ; puis, avec le papa et la maman, elle relève leurs qualités parentales (ils en ont tous !), mais également ce qui pourrait les aider à vivre plus paisiblement dans leur foyer. « La plupart des parents ont surtout besoin que quelqu’un leur dise : “Lâchez pas, vous êtes capables !” Car ils manquent de références, n’ayant plus vraiment autour d’eux de famille élargie, celle qui permettait autrefois de se comparer ou de discuter avec des pairs ».
Dans le cas du petit Victor, Chantal Alain a conseillé à Simon et à Valérie de prendre chaque soir un quart d’heure pour jouer avec leur garçon au retour de la garderie et lui accorder l’attention dont il avait besoin. Elle a aussi revu leur routine de la soirée afin de la rendre plus systématique. Et elle les a encouragés à n’avoir tout simplement plus peur de manisfester de l’autorité. Quelques mots prononcés très calmement ont mis fin à un an d’insomnie : « Si tu te relèves, on éteint la lampe dans le couloir… »
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