 Photo : Corbis Y a-t-il quelque chose de plus mystérieux et de plus inquiétant que la fièvre? Pourtant, il n'y a plus lieu aujourd'hui de s'en effrayer . Jadis, elle signifiait l'arrivée de grandes calamités telles que la pneumonie ou la diphtérie. Aujourd'hui, c'est un phénomène connu. Les problèmes de santé auxquels elle est associée peuvent être traités par la médecine moderne. A-t-il de la fièvre ? On dit d'un enfant qu'il est fiévreux si sa température buccale est supérieure à 38°C ou si sa température rectale est supérieure à 38,5°C. Dans le cas d'un nourrisson, le seuil de la température rectale est un peu plus bas : 38°C. La fièvre est un symptôme et non une maladie La fièvre ne constitue donc pas un danger en soi pour l'enfant mais le signal qu'un « événement » particulier met ses mécanismes de défense à l'épreuve. L'important est de vérifier l'état général de l'enfant. S'il est souriant et peut vaquer à ses occupations habituelles, il n'y a aucun danger. De même, s'il présente les signes d'une infection virale bénigne, on peut se contenter de prendre la température matin et soir. L'aider à passer au travers Pour soulager l'enfant, il faut le découvrir le plus possible. Il faut aussi s'assurer qu'il est bien hydraté et lui permettre de se reposer pour que les mécanismes de défense de son organisme soient efficaces. Il faut savoir qu'une petite augmentation de sa température est parfois suffisante pour maîtriser certains virus et certaines bactéries. Inutile, donc, de chercher à réduire la fièvre. Cependant, si celle-ci est élevée, que l'enfant ne se sent pas bien et qu'il dort mal, administrez-lui de l'acétaminophène. Attention, jamais d'aspirine. Quant aux convulsions fébriles, même si elles sont spectaculaires, elles sont banales et ne laissent pas de séquelles. Quand consulter? Allez voir un médecin si c'est la première fois que l'enfant a de la fièvre. Mais certaines situations doivent vous inciter à consulter immédiatement. Savez-vous lesquelles? Source : « Fièvre : le degré d'inquiétude », Dr François Raymond, Le Magazine Enfants Québec, octobre-novembre 1998.
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